Aujourd’hui voici un texte unique pour souhaiter bonne fête à votre maman. Vous avez notre permission de le copier.

Texte de : Un petit mot pour te dire…

Je t’aime et je te souhaite, bonne fête maman.

Maman, un autre jour encore sans toi. Tu es dans mon cœur depuis toujours, mais si loin de mes bras.
Je me languis de toi pendant cette triste période de pandémie, mais je veux que tu saches que tu sera à jamais dans ma mémoire.

Je n’ai qu’a fermé les yeux et laissez l’air entré dans mes narines pour que me revienne l’odeur de ton parfum.

Une maman comme toi il n’y a qu’une. Tu es celle qui m’a bercé, nourrit, habiller, qui a séché mes larmes, m’a réconforté et fait de moi, la femme forte que je suis devenu.

Je veux te dire merci, maman chérie ! Merci de voir encore en moi, la petite fille que j’ai été, celle qui t’adorait et qui pleurait le soir en silence dans mon lit, en imaginant ce que serait la vie si tu n’étais plus là.

Je sais que pour toi non plus, la vie présentement n’est pas facile, mais ferme les yeux ma belle maman chérie et imagine que j’entre dans ta chambre et que je te tends les bras. Je suis là maman, par la pensée mais je suis là, juste pour te dire ‘je t’aime’ et malgré que nous soyons loin l’une de l’autre en ce jour si spécial. Saches que tu es et demeurera toujours la personne la plus importante qui sois, pour la petite fille qui vit toujours en moi !

Bonne fête des mamans, je t’aime !

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Voici un exemple de texte écrit pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle désirait donner une lettre à ses enfants avant que la maladie trop avancée, ne l’empêche de le faire.

Texte de: Un petit mot pour te dire…

Qu’est-ce que l’humain?

Un amalgame du corps, de l’esprit et de l’âme.

Le corps est comme le contenant qui contient le cadeau. Il peut être très beau, une fois que l’esprit et l’âme n’y sont plus, il redevient ce qu’il se doit d’être sans eux, un sac vide, beau peut-être, mais vide. Ce que l’on a aimé de la personne est parti, laissant derrière elle, un corps vide et inutile.

Je me meurs.

Je ne suis pas mourante, enfin, pas encore, pas au sens propre du terme, et pourtant chaque jour je meurs un peu plus.

Mon esprit oublie un peu plus chaque jour de petites choses. La connexion ne se fait plus. Je perds mes souvenirs et mes repères, surtout au présent, mais bientôt dans quelques jours, quelques semaines ou encore quelques mois, ce sont de grandes périodes de ma vie qui s’envoleront dans le néant.

S’ensuivront des choses encore plus importantes. Ce que j’appelle mon intelligence aura de la difficulté à se souvenir de ce que je dois mettre pour m’habiller. Ma tête de plus en plus vide ne se souviendra peut-être pas de l’endroit où sont les toilettes dans ma propre maison. J’oublierai de me nourrir si je n’ai pas quelqu’un près de moi pour maintenir mon corps de plus en plus vide en vie.

Je me meurs un peu plus chaque jour qui passe. Bientôt, très bientôt (les mois et les années passent tellement vite) il ne restera de moi que le corps qui fut le mien, je respirerai sans doute encore mais à l’intérieur je serai morte définitivement. Il ne restera rien de la personne que j’ai été, de celle que vous avez aimé. Alors n’ayez pas peur de me laisser partir, JE SUIS DÉJÀ PARTI.

J’ai peur oui je l’avoue, j’ai très peur. Mais pour vous tous que j’aime, je me dois d’être forte, de garder le sourire, de faire semblant que j’accepte la situation, comme si je ne réalisais pas pleinement ce qui m’attends. Je joue le jeu pendant que je suis encore capable de le faire, car je veux vous faciliter la vie. Les moments plus difficiles viendront malheureusement bien assez tôt.

Intérieurement j’ai mal, et j’ai tellement peur de me sentir perdu dans ce monde inconnu de l’Alzheimer. Intérieurement sous les sourires que j’offre pendant que j’en suis encore capable, se meurt jour après jour cette femme que vous avez aimé. S’il vous plait, n’oubliez pas celle que j’ai été, et pardonner à celle que je deviens et que vous ne reconnaissez pas. Celle qui dit peut-être des méchancetés bien inconsciemment, qui agit très différemment de la femme que vous avez toujours connue. Gardez le souvenir de celle qui est encore présente dans votre mémoire à défaut de celle que je deviens et vous avez de la difficulté à reconnaître.

Sachez qu’à défaut de vous aimer avec ce corps inutile qui n’a rien de commun avec ce que j’ai été dans le passé, je vous ai tendrement aimé avec l’esprit et l’âme qui ont été mienne pendant la plus grande partie de mon parcours terrestre.

J’espère sincèrement ne pas trop vous avoir fait souffrir, avec cette triste maladie, vous êtes ce que j’ai de plus précieux dans la vie.

Si l’esprit n’y est plus, n’hésitez pas à laisser mourir ce corps qui ne vaut plus rien, Ce qu’il y avait de merveilleux en moi est déjà parti. Je ne veux aucun soin inutile. Ne tentai rien pour ramener à la vie ce corps devenu complètement inutile.

Sachez que je garde profondément dans mon cœur et pour l’éternité le souvenir de l’amour que j’ai eu pour vous tous, à défaut de m’en souvenir dans ma tête.

Je vous aime tellement et tendrement. Si je l’oubli, VOUS svp, ne l’oubliez jamais.

MAMAN

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